Enrico Bernardo : grand sommelier et alsacien de coeur

Par la riesling team, le 5 janvier 2012

Enrico Bernardo sommelier italien

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Meilleur sommelier du monde à 27 ans, ce jeune prodige italien est devenu très vite une référence mondiale dans le monde de la gastronomie et du vin...

Meilleur som­me­lier du monde à 27 ans, ce jeune pro­dige ita­lien est devenu très vite une réfé­rence mon­diale dans le monde de la gas­tro­no­mie et du vin. Il a ouvert il y a trois ans son pre­mier « Wine res­tau­rant », sous le nom d’Il Vino d’Enrico Ber­nardo, aus­sitôt cou­ronné d’une étoile Miche­lin et vient de publier « Savoir marier le vin », où il traite des meilleurs accords mets/vins.

Connaissez-vous l’Alsace ?

C’était la pre­mière région viti­cole que j’ai visitée dans ma vie. Le pre­mier vin à l’aveugle que j’ai trouvé (c’était un Gewurz­tra­mi­ner Ven­danges Tar­dives !). J’avais 17 ans. J’arrivais de Milan et c’est à par­tir de ce jour là que j’ai eu la révé­la­tion pour ce métier de som­me­lier. Donc forcé­ment j’ai un atta­che­ment tout par­ti­cu­lier pour cette région !

Dans mes menus, il y a régu­liè­re­ment des vins d’Alsace, des jus lumi­neux, par­faits avec les pois­sons crus, les tar­tares, les plats épicés. Ce sont des vins caméléons qui vont s’adapter à diverses cuisines.

Un grand fan ! Qu’appréciez-vous particulièrement ?

Le sérieux dans le tra­vail, l’accueil que nous réserve chaque vigne­ron et la com­plexité des diffé­rents ter­roirs. C’est une région tel­le­ment par­semée de diffé­rents crus où cha­cun a sa recette avec ses diffé­rents cépages, qui vont du sec au moel­leux et ça laisse une échelle très large de choix, très cap­ti­vante. Il faut du temps pour la connaître. C’est intri­gant, ce qui donne encore plus de charme. Et ces vins vieillissent à merveille !

Quels plats et quels accords recommandez-vous ?

Tra­di­tion­nel­le­ment on pro­pose un Ries­ling d’Alsace sur une chou­croute, moi je l’adore avec un Pinot Gris d’Alsace, pas très sec, juste avec quelques grammes de sucre rési­duel parce que la ron­deur et la per­sis­tance du Pinot Gris riva­lisent avec celle des accom­pa­gne­ments de la choucroute.

Les spaetzle, le coq au vin, je les appré­cie égale­ment avec un Pinot Gris Grand Cru sec, qui équi­libre la sauce du vin. Le foie gras, habi­tuel­le­ment servi avec un Pinot Gris ou un Gewurz­tra­mi­ner d’Alsace, est superbe avec le Ries­ling d’Alsace du fait de l’acidité natu­relle du vin qui désaltère le gras du foie.

Les Flam­me­kueche : avec un Syl­va­ner frais, qui par son aci­dité équi­libre le gras de la Flamme. Le Muns­ter : avec un Gewurz­tra­mi­ner. Le pain d’épices, avec des ven­danges tar­dives car il y une extra­va­gance des par­fums du vin qui s’unissent à celles du pain d’épices… Et à l’apéritif le Mus­cat d’Alsace, sec par nature, est un vrai bon­heur, car il est rafraî­chis­sant, par­fumé, aromatique.

Et dans votre res­tau­rant, quels pro­duits et vins d’Alsace sont à votre carte ?

Ici, mon Chef, Mon­sieur Michele Bias­soni et moi-même tra­vaillons le foie gras, le pain d’épices, les confi­tures de Chris­tine Fer­ber, le muns­ter. Dans mes menus, il y a régu­liè­re­ment des vins d’Alsace, des jus lumi­neux, par­faits avec les pois­sons crus, les tar­tares, les plats épicés. Ce sont des vins caméléons qui vont s’adapter à diverses cui­sines. Ils enchantent toute la gas­tro­no­mie mon­diale, en par­ti­cu­lier celle d’Asie.

Connaissez-vous des bonnes adresses alsaciennes ?

A Paris, pas vrai­ment, mais je suis le plus sou­vent dans mon res­tau­rant, ou à l’étranger. En Alsace, il y en a beau­coup, comme le Cham­bard à Kay­sers­berg, le Fla­menco à Stras­bourg … et j’ai le meilleur guide pour décou­vrir la région puisque la femme de ma vie, Aline, est alsacienne.

° Il Vino, 13 bou­le­vard de la Tour Mau­bourg, Paris 7è. 01 44 11 72 00
° Il Vino, La porte de Cour­che­vel, 73120 Cour­che­vel. 04 79 08 29 62.
° Vient de publier « Savoir marier le vin », aux éditions Plon, 36 euros.
° Cours de dégus­ta­tion à Paris : 3 modules / apprendre à dégus­ter le vin, apprendre à le marier, apprendre à le connaître. 3 fois 2 h sur 3 jours. 280 euros le module avec 20 per­sonnes maxi­mum.
Rens : www.enricobernardo.com

Retrou­vez sur TV5 l’interview d’Enrico Ber­nardo, meilleur som­me­lier du monde.

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