Vignerons de l'année 2012 : l’Alsace à l’honneur !

Par la riesling team, le 13 janvier 2012

Meilleur vigneron France 2012 Domaine Albert Mann Vins Alsace

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L’année 2012 débute sur les chapeaux de roue pour les Vins d’Alsace. En effet, c’est une Maison alsacienne bien connue des amateurs de grands vins et de gastronomie...

L’année 2012 débute sur les cha­peaux de roue pour les Vins d’Alsace. En effet, c’est une Mai­son alsa­cienne bien connue des ama­teurs de grands vins et de gas­tro­no­mie qui vient d’obtenir le titre de Vigne­rons de l’année 2012 : le Domaine Albert Mann à Wet­tol­sheim (à proxi­mité de Colmar).

Pra­ti­quant l’agri­cul­ture bio­lo­gique depuis 1997, la Mai­son pro­duit 120 000 cols par an dont près de 60% sont exportés dans 35 pays aux quatre coins du globe, des Etats-Unis à l’Australie, de la Suède au Bré­sil.
Ce titre pres­ti­gieux, décerné chaque année par la Revue du Vin de France, récom­pense le tra­vail, l’exigence et la persévé­rance de deux frères, Mau­rice et Jacky Bar­thelmé, et de leurs épouses Marie-Claire (Mann, fille de Albert Mann) et Marie-Thérèse, qui ont repris ensemble le domaine en 1989.
Un pari auda­cieux, loin de la faci­lité, qu’ils relèvent en famille, cha­cun appor­tant sa touche et sa sen­si­bi­lité sous le regard bien­veillant jusqu’en 1994 de feu Albert. En famille, avec Claire, épouse d’Albert, mais aussi et sur­tout en équipe avec Clé­ment depuis plus de vingt ans, Paul, Eric, Florent et Anne-Caroline.

Les vignes sont le royaume de Mau­rice qui arpente inlas­sa­ble­ment avec Jacky et ses col­la­bo­ra­teurs les 21 hec­tares du domaine dont cinq béné­fi­cient de l’appellation Alsace Grand Cru. Ce n’est pas moins d’une cen­taine de petites par­celles qui sont tra­vaillées comme des jar­di­nets avec patience, dou­ceur et un res­pect infini de ce que la Nature offre.
La cave est l’univers de Jacky où il materne ses crus tel un orfèvre. Ensemble, ils ont su avec une opi­niâ­treté et une rigueur toutes alsa­ciennes, extraire la quin­tes­sence des grands ter­roirs: Schloss­berg, Furs­ten­tum, Hengst, Stein­gru­bler, Pfer­sig­berg, Alten­bourg et Rosenberg.

Le Pinot Noir, cépage préféré de Jacky, élevé à la bour­gui­gnonne depuis 1993, est sans conteste l’une des plus belles réus­sites du domaine avec des cuvées d’anthologie tou­jours irré­pro­chables : le Clos de la Faille, le Grand H, le Grand P ou les Saintes Claires.
Les vins du domaine Albert Mann sont aujourd’hui à la carte des plus belles tables du monde : de l’Auberge de l’Ill de Marc Hae­ber­lin en Alsace à Michel Bras sur le pla­teau de l’Aubrac, ou encore l’Arpège à Paris, le Diverso à Madrid ou le Jean-Georges à New-York…Si le domaine four­nit des nec­tars à maintes adresses de haute gas­tro­no­mie, il pro­pose aussi un Pinot Blanc Auxer­rois à moins de dix euros. De quoi réga­ler tous les palais.

Les ingré­dients de cette réus­site : souci per­ma­nent de la qua­lité, ren­de­ments limités, conduite exi­geante de la vigne sans dog­ma­tisme, rai­sins cueillis manuel­le­ment à matu­rité par­faite, sti­mu­la­tion de la vie micro­bienne avec un com­post fait mai­son… Et puis, un enthou­siasme sans borne auquel les ori­gines anda­louses de Marie-Thérèse Bar­thelmé ne sont cer­tai­ne­ment pas étrangères.
Le raf­fi­ne­ment de leurs vins se tra­duit égale­ment dans le choix d’étiquettes signées par le peintre François Bruetschy.

A la recherche constante de l’équilibre, dans le vin comme dans la vie, les Bar­thelmé sont des vigne­rons géné­reux qui cultivent l’art de rece­voir, aussi bien des meilleurs som­me­liers du monde comme Serge Dubs, Oli­vier Pous­sier, Enrico Ber­nardo ou Andreas Lars­son que des ama­teurs de pas­sage en Alsace. Curieuse des autres et voya­geuse, la famille fait par­tie du club des « Gobe­lo­teurs » ou vigne­rons par­ta­geurs et de l’association Art de Vignes, qui réu­nit de très beaux domaines en France.

Si la for­mule qui conjugue tra­di­tion et moder­nité est sou­vent d’un usage gal­vaudé, recon­nais­sons qu’elle s’adapte par­fai­te­ment au Domaine Albert Mann qui d’un côté labour à che­val les par­celles du Schloss­berg et de l’autre emploie des cap­sules à vis depuis 2004.

Une belle réus­site que par­tage l’ensemble du vignoble d’Alsace.

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