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#LiveVendanges 2016 – Résumé jour 3

Le pressurage à Eguisheim

A Eguisheim, au domaine Emile Beyer, c’est bientôt la fin des vendanges pour cette année 2016. Dans trois jours, les derniers pieds de Gewurztraminer seront récoltés.

Sur la parcelle Wettolsheimer Weg, la vingtaine de ramasseurs sélectionnent et coupent les grappes avec attention. La moyenne d’âge de l’équipe ne dépasse pas 30 ans. L’ambiance est excellente dans les rangées et les discussions animent le groupe. Les cuveaux jaunes se remplissent rapidement et sont chargés sur la remorque du tracteur, direction le chais au village.

Chaque jour depuis le début des vendanges le 14 septembre, Christian Beyer charge son pressoir. Il peut y mettre jusqu’à 4 tonnes de raisins. Les jours de récolte, les premiers grains arrivent vers 10 heures du matin. Une demi heure plus tard, le pressoir est plein. Christian peut lancer la machine, et c’est parti pour quatre heures d’un pressurage pneumatique. Le principe est simple : une membrane à l’intérieur de la cuve vient écraser le raisin sous l’effet d’une poche d’air qui augmente tout doucement. Ce sont deux petits compresseurs qui injectent cet air dans le pressoir. Cette faible pression continue sur le raisin permet d’assécher les marcs de façon homogène, pour ne pas extraire l’amertume de la rafle ou des pépins, et ne garder que le jus.

A peine les compresseurs se sont mis en route que le jus commence à couler. Au bout de quatre heures le cycle sera fini. Ce premier jus, le moût, sera alors pompé dans des cuves de débourbage pour se reposer et se débarrasser de ses plus grosses impuretés.

Pendant les vendanges, Christian peut enchainer deux cycles de pressurage par jour. Le pressoir va fonctionner non-stop depuis le premier jour jusqu’à la fin des récoltes. Cette étape est la première du travail de vinification.

Pour Christian, le millésime 2016 a bénéficié de conditions optimales sur le dernier mois. Un temps froid, sec et ensoleillé a permis au raisin d’atteindre une excellente qualité en terme de maturité et d’acidité.

Cette année, le domaine Emile Beyer va produire quatre-vingt à cent mille bouteilles.